Après les négociations commerciales, Serge Papin promet d’être « intransigeant »
Au lendemain de la fin des négociations commerciales, le ministre du Commerce, Serge Papin, a promis le 2 mars 2026 d’être « intransigeant » et de « mener tous les contrôles » sur les contrats passés entre distributeurs et industriels.
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Si l’heure n’est pas au bilan chiffré des prix des produits qui se retrouveront dans les rayons des supermarchés, le ministre du Commerce, Serge Papin, explique à l’AFP qu'« a priori, les négociations vont déboucher sur une stabilité des prix ». On se dirige vers une augmentation de « 0 à 1 %, ce qui correspond plus ou moins à l’inflation ».
Mais après trois mois d’âpres négociations, « ce qui est le plus important c’est de mener tous les contrôles, martèle Serge Papin. Nous serons intransigeants sur le respect de la loi, en particulier pour Egalim et la matière première agricole. »
Davantage de contrôles cette année
Ces négociations commerciales portent sur les tarifs et conditions auxquelles les grandes surfaces s’approvisionnent auprès des fabricants et sont souvent accusées de tirer la rémunération des agriculteurs vers le bas. Le président de l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), Jean-François Loiseau, regrettait jeudi dernier, le 26 février, des conditions « encore détériorées » avec les distributeurs, qui ont pour « objectif » de « déconstruire la mécanique du prix ».
« Je l’ai dit à Serge Papin, c’est lui qui a l’autorité sur la DGCCRF : il faut faire les contrôles, il faut les accentuer », avait-il insisté, précisant qu’il y avait « 530 000 emplois à la clé », mais aussi des enjeux de « qualité alimentaire » et de souveraineté.
Serge Papin rappelle qu’environ « 1 400 contrôles ont été établis en 2025 ». Le ministre ajoute qu’il s’agit d’un « plancher », avec vraisemblablement davantage de contrôles cette année. Si des manquements sont constatés, les enquêtes de la Répression des fraudes (DGCCRF) seront rendues publiques en toute transparence, assure-t-il.
« Sortir des négociations annuelles »
À la mi-février, la DGCCRF a annoncé une amende de 33,5 millions d’euros envers la centrale d’achat européenne d’E. Leclerc (Eurelec), pour non-respect de la date butoir concernant 70 contrats en 2025.
Au-delà des contrôles, il faut « sortir des négociations annuelles qui sont contre-productives pour les enjeux de décarbonation, de compétitivité et du manger sain », et arriver à inscrire la contractualisation sur « du temps long ».
Réformer le système actuel « servirait le pouvoir d’achat » car « si on peut investir, si on peut consolider des secteurs, ça va servir à notre compétitivité, à la fois sur notre marché intérieur et aussi à l’exportation », poursuit Serge Papin.
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